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Actualité - Gasprom ASTI de Nantes

Stop à l'impunité - 20 mars 2021 Journées internationales contre le racisme systémique et les violences policières, carcérales et judiciaires !

Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation. Ce samedi 20 mars 2021, manifestons contre l'impunité, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre l

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Mobilisation Nationale !
Samedi 20 mars 2021


Appel du Réseau d'Entraide Vérité et Justice

Avec les familles de victimes, des blessé·e·s et des mutilé·e·s

Marches organisées dans plusieurs villes de France :
https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/posts/123194523141246

Stop à l'impunité !

Depuis 10 ans, les victimes des violences d’État marchent pour la vérité, la justice et la réparation.

Cette année, pour afficher leur volonté d'union, de soutien et de solidarité mutuels, elles ont décidé de créer le Réseau d'Entraide Vérité et Justice.

Ce samedi 20 mars 2021, notre réseau appelle à des marches et rassemblements partout en France, dans le cadre des Journées internationales contre les violences des forces de l’ordre et contre le racisme.

Née le 15 mars 1997 à Montréal, au Canada, la Journée internationale contre la brutalité policière s’est aujourd’hui étendue à la Suisse, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, à la Belgique, à l’Espagne, et au Portugal, en passant par le Nigeria, les États-Unis et le Mexique.

Le 21 mars, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée en mémoire du massacre de Sharpeville (Afrique du Sud) en 1960, où la police a tué 69 personnes noires lors d’une manifestation pacifique contre l’apartheid.

En France, les crimes et les violations des droits humains ont été institutionnalisés avec le Code noir de Louis XIV, puis le Code de l’indigénat. Depuis, la répression violente voire mortelle des personnes racisées est constante et elle s’étend désormais à toutes celles et tous ceux qui contestent la politique gouvernementale.

Les dérives de l'utilisation de la force par les « personnes dépositaires de l'autorité publique » ne cessent de s’aggraver à l’encontre de toute la population.

Des violences répétées, permanentes, qui ne sont ni des « bavures », ni des « dérapages », ni des faits-divers isolés.

Au cours des 44 dernières années, 746 personnes sont décédées à la suite d’une intervention des forces de l’ordre, dont 78 du fait d’agents hors service (selon le seul recensement existant, réalisé par le site d’information Bastamag).

En 2019, on dénombrait 26 décès, et 29 en 2020.

À cela, s’ajoute le nombre effarant de blessé·e·s et mutilé·e·s « pour l’exemple » : depuis trois ans on a dénombré 30 éborgnements, 5 mains et 2 pieds arrachés par des LBD ou des grenades.

Nous n'oublions pas non plus ces morts suspectes en prison, maquillées en suicides ou arrêts cardiaques.

La prison aussi tabasse à mort en bande organisée et tue en silence.

La France a été condamnée à 19 reprises par la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en raison de tortures et de traitements inhumains ou dégradants liés aux conditions matérielles de détention, aux manquements aux soins médicaux et aux défaillances dans les secours aux détenus.

Ces dernières années, la CEDH et l’ONU ont régulièrement condamné la France en raison des abus des forces de l’ordre et pourtant l’État continue à les laisser user d’armes de guerre et de techniques mortelles.

Le constat est que ces comportements illégitimes des forces de l’ordre se perpétuent parce qu’ils sont orchestrés et couverts par un État autoritaire sans retenue.

Et l’impunité est à son paroxysme.

Pire, le ministre de l’Intérieur se permet même d'insulter les victimes et leurs familles en déclarant : « Quand j'entends le mot violences policières, je m'étouffe ! »

Face à ce déni au plus haut niveau de l’État, nous subissons l'injustice, le mépris, le déshonneur, la déshumanisation, la criminalisation, la douleur physique et psychologique, le manque de considération, l’impossible réinsertion professionnelle ou tout simplement l’impossibilité de mener une vie normale après en avoir tant subi !

Nous affirmons que les forces de l’ordre ne sont pas là pour servir et protéger le peuple, mais bien pour surveiller, punir et réprimer les classes populaires et les personnes racisées en priorité et toute contestation sociale ensuite : tel est le cœur de leur métier.

C’est tout un système auquel nous sommes confrontés.

Un système qui préfère continuer à cultiver le mensonge, le faux en écriture publique et la fabrique du non-lieu qui légitime le déni de justice : cachez-nous ces vérités que nous ne voulons pas voir !

C’est exactement ce que nous dit le président Macron lorsqu’il affirme en 2019 : « Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. »

Contre l’impunité, contre la violence judiciaire qui excuse, absout et prolonge les violences des forces de l’ordre, nous proclamerons haut et fort nos exigences ce samedi 20 mars 2021 :

-Mettre fin aux contrôles d’identité permanents et mettre en place un récépissé qui oblige les agents à justifier leurs contrôles.

-Supprimer le délit d’outrage et rébellion. Pour en finir avec les procédures abusives, le harcèlement quotidien et le « business des outrages ».

-Interdire le harcèlement répressif et judiciaire contre les manifestants.

-Abroger l’article « permis de tuer » L435-1 de la loi sécurité publique du 28 février 2017 qui assouplit et élargit le cadre de la « légitime défense ».

-Interdire les techniques d’étouffement: clé d'étranglement, plaquage ventral et pliage.

-Interdire les armes classées armes de guerre (LBD et grenades) et les pistolets électriques, pour la police du quotidien comme lors des manifestations et dans les établissements pénitentiaires.

-Interdire les “pare-chocages” et les courses-poursuites pour de simples infractions routières.

-Supprimer l’usage systématique des gaz et des nasses en maintien de l’ordre.

-Fermer les quartiers d’isolement et disciplinaires.

-Dissoudre les équipes de matons cagoulés (ELSP et ERIS), responsables de tabassages et des morts “suspectes”.

-Installer des caméras dans les véhicules de patrouille.


CONTRE L’IMPUNITÉ ET LE DÉNI DE JUSTICE

-Créer un organe indépendant pour enquêter sur les plaintes contre les forces de l’ordre et les surveillants pénitentiaires, et pour garantir l’indépendance des expertises scientifiques nécessaires.

-Dépayser systématiquement l'instruction des plaintes contre les forces de l’ordre et les surveillants pénitentiaires.

-Mettre en place une assistance psychologique systématique pour les victimes et leurs proches et la gratuité des soins nécessaires.

-Garantir la prise en charge complète, par la Sécurité sociale et les mutuelles, des soins et traitements médicaux nécessaires consécutifs à des violences d’État.

-Garantir l’audition par le magistrat instructeur de tous les témoins identifiés, leur remettre une copie de leurs auditions et leur mise sous protection.


CONTRE LE DÉNI DES DROITS HUMAINS

-Garantir l’accès à tous les enregistrements audios et vidéos disponibles.

-Encadrer et engager la responsabilité des médecins intervenant dans
des procédures judiciaires.

CONTRE LE DÉNIGREMENT ET LES VIOLENCES FAITES AUX SANS-PAPIERS

*La liberté de circulation et d’installation.

*La régularisation.

*La protection automatique, dès leur arrivée, des jeunes étranger·ère·s isolé·e·s.

*La fermeture des centres de rétention.

*L’égalité des droits pour tous dans tous les domaines.

*Le droit de vote des étrangers.

ENFIN, NOUS EXIGEONS :

La suspension immédiate des agents mis en cause pour violences ou homicides, et leur radiation définitive s’ils sont condamnés.

La suspension immédiate des agents ayant tenu des propos ou commis des actes racistes et leur radiation définitive s’ils sont condamnés.

La suppression des propositions de lois Sécurité globale et Séparatisme, ainsi que l’abrogation de toutes les lois liberticides.

Stop au racisme et aux violences policières, carcérales et judiciaires !

Stop à l'impunité !

Vérité et Justice pour toutes et tous !
Pas de justice, pas de paix !


Le Réseau d'Entraide Vérité et justice:
https://www.facebook.com/reseauveriteetjustice/posts/123194523141246

27 mars pour le logement!

Mobilisons-nous le 27 mars et organisons-nous partout dans le pays, dans nos quartiers, contre les expulsions, le logement cher et pour le droit à un logement pour tou.te.s !

Piece-jointe

Samedi 27 mars 2021
Dans 21 pays d’Europe, journée d’action pour le droit au logement, l’arrêt des expulsions et contre le logement cher !

- Un logement abordable, stable, décent, durable et écologique pour tou.te.s, sans discriminations!

- Arrêt des expulsions, des coupures d’énergie, des remises à la rue et trêve hivernale pour tou.te.s!

- Arrêt de la répression contre les sans-abris, les personnes vivant dans des habitats alternatifs, les occupant.e.s sans titre, les plus précaires, avec ou sans papiers, les exilé-es et dans les quartiers populaires!

- Application réelle de la loi de réquisition, du Droit Au Logement Opposable, du droit à un hébergement décent jusqu’au relogement et de toutes les lois votées pour nous protéger !

- Baisse des loyers tout de suite, taxation des plus-values de la spéculation, limitation des plates-formes Airbnb & Co, sanctions contre les bailleurs fraudeurs !

- Réalisation annuelle de 200 000 HLM, de logements étudiants, 30% de HLM dans chaque commune en zone tendue, augmentation des aides à la pierre, arrêt des ventes et des démolitions de HLM !

- Revalorisation et retrait de la réforme des APL (RLS, contemporanéité, gels…)

Amsterdam, Athènes, Bruxelles, Belgrade, Barcelone…En Europe les habitants se mobilisent !

A BERLIN LES LOCATAIRES MANIFESTENT, OBTIENNENT UN BLOCAGE GENERAL DES LOYERS, ENTRE 6 ET 12€ LE M². POURQUOI PAS NOUS ?

Mobilisons-nous le 27 mars et organisons-nous partout dans le pays, dans nos quartiers, contre les expulsions, le logement cher et pour le droit à un logement pour tou.te.s !

Jamais les loyers et le logement n’ont été aussi chers en France et dans toute l’Europe. La spéculation bat son plein et malgré la crise, les milieux immobiliers s’enrichissent avec l’appui des gouvernements. En 2020 en France, le prix des logements a encore augmenté plus vite que l’inflation. Les profits issus du logement cher ont à peine diminué, malgré la crise sanitaire et sociale. La crise du logement s’aggrave : toujours plus de sans-abri, de mal-logé.e.s, de jeunes et d’étudiant.e.s en galère, d’expulsions…. Mais ce n’est pas inéluctable !

Berlin : les locataires se mobilisent et gagnent ! La preuve, plusieurs dizaines de milliers de locataires à Berlin ont manifesté et ont obtenu que les loyers privés ne dépassent pas 6 à 12€ le m2 et que des amendes jusqu’à 500 000€ soient délivrées sans délai par la commune contre les bailleurs fraudeurs…

En France, bien qu’insuffisantes, les lois qui nous protègent sont bafouées impunément par une part des bailleurs privés et des agence : encadrement des loyers, gel du loyer à la relocation, normes de décence, surface réelle, limitation d’Airbnb & Co… Insatiables, ils veulent accélérer les expulsions, supprimer la trêve hivernale ou criminaliser des sans-logis qui occupent des locaux vides pour se protéger…

Menaces sur le logement social et les APL : Après la baisse de 5€ des APL fin 2017 et leur gel, le Gouvernement ampute encore les APL fragilisant les locataires modestes et les bailleurs HLM (RLS) afin de les jeter dans les bras des groupes financiers internationaux. Il se sert dans les budgets de construction des HLM (aides à la pierre, Action Logement) et construit donc de moins en moins de logements sociaux !

Expulsions record, gentrification des centres villes et des quartiers populaires: à mesure que les politiques publiques et d’urbanisme font grimper les prix des loyers et de l’immobilier, les habitant.e.s modestes sont expulsé.e.s des métropoles. Les expulsions forcées sont en hausse constante et pourraient doubler en 2021 par rapport à 2018 (déjà année record), si le gouvernement reste inactif. Les classes populaires, les femmes, les minorités, les réfugié.e.s, les sans-papiers…sont les plus exposé.e.s à ces politiques brutales et doivent, pour sortir de la rue, accepter des sous-logements à statut précaire.

3 millions de logements sont vacants en France, de nombreux autres sont détournés par Airbnb & Co, les réquisitions militantes sont réprimées, la loi de réquisition est inappliquée et les lois pour les sans-abri, les mal-logé.e.s, les victimes de marchands de sommeil ne sont pas respectées.

Non aux politiques du logement polluantes : logements neufs à obsolescence programmée remplis de mal façons, démolitions massives de HLM avec déchets non recyclables, passoires thermiques où se logent les plus fragiles, grands projets inutiles et polluants, mesures qui favorisent toujours les plus riches…


Grève féministe - le 8 mars des 1ères de corvées

Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser tou.te.s ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire et notre corps !

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Grève féministe du 8 mars 2021 : poursuivons la lutte !

Les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues…malgré les belles promesses, aucune négociation de fond n’a été initiée en ce sens !

Nous serons dans la rue pour réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels, les petits boulots précaires, l’écart de rémunération persiste à 25 % entre les femmes et les hommes…

Nous ne voulons pas payer les conséquences de cette crise ! L’appauvrissement touche en premier les femmes, les jeunes...

Nous revendicons:
- un réel partage des tâches domestiques !
- des logements décents et accessibles à toutes et tous :
- la fin des violences sexistes et sexuelles !
- la fin des discriminations de genre, de classe, de race, lesbo-bi-transphobe, cumulées par certaines !
- la fin du racisme et de l'exploitation étatique des éxilées !

Nous serons en grève ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête !


Marche d’une délégation des Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire - 12 janvier 2021

L’inter-collectif « Personne à la rue ! » organise mardi 12 janvier une Marche de soutien aux Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire.

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Il y a urgence !

Cela fait depuis trop longtemps que les habitant.e.s de « l’Orangeraie » vivent sans électricité et sans chauffage dans leur lieu de vie ! Là où la situation se dégrade de jour en jour, là où les nuits nantaises descendent dans les températures négatives, les pouvoirs publics doivent agir, et vite !

La Marche de cette délégation partira de « l’Orangeraie », au croisement entre rue Daubenton et rue Babonneau. Rendez-vous y est donné à 11h pour marcher vers la mairie puis vers la préfecture. Le cortège passera à la Maison du Peuple à 12h, où il sera possible de le rejoindre. Enfin, il sera aussi possible de rejoindre la Marche directement devant la mairie de Nantes à 12h30.


Diffusez cet appel autour de vous, rencontrez celles et ceux que l’État a placé dans ce bâtiment par son inaction, aidez l’inter-collectif à faire pression sur les institutions qui sont elles bien au chaud ! Rejoignez-nous !

Rendez-vous :
- à 11h devant l’Orangeraie, au croisement des rue Daubenton et Babonneau
- à 12h devant la Maison du Peuple, 2 rue du Chapeau Rouge
- à 12h30 devant la mairie centrale de Nantes, 29 rue de Strasbourg
- à 13h30 devant la préfecture, place du Port Communeau

lien événement FB :
https://www.facebook.com/events/430191338093208/

Article du collectif VNR (Visibiliser Nos Révoltes) - Sans-papiers, précaires et en première ligne pendant la crise sanitaire

Près de deux cent personnes étaient présentes ce vendredi 18 décembre 2020, pour la Journée internationales des migrant·e·s.

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Le rendez-vous était donné place du Bouffay à 18h00, à l’appel du collectif nantais Ensemble pour Notre Régularisation (ENR) soutenu par l’association GASPROM, qui milite pour « l’égalité des droits entre les personnes étrangères et françaises, pour la liberté de circulation des personnes et pour l’ouverture des frontières ». L’appel a également été relayé par L’Autre Cantine Nantes, association qui prépare et distribue des repas aux personnes dans la rue, et donc particulièrement aux exilé·e·s.

Malheureusement, comme pour beaucoup d’autres catégories sociales discriminées, la crise sanitaire est venue aggraver la précarité des personnes sans-papiers. Précaires parmi les précaires, les migrant·e·s, demandeu·rs·ses d’asile, réfugié·e·s, font face tous les jours à différentes menaces. La première, liée à l’absence ou l’attente d’autorisation de séjour, est la traque (et la matraque) des forces de l’ordre, puis l’enfermement dans un Centre de Rétention Administrative (CRA) avant d’être renvoyé·e·s dans leur pays d’origine. L’existence de tels camps d’enfermement date des années soixante, mais c’est avec la loi dite Questiaux du 29 octobre 1981, sous le premier gouvernement et président «socialiste» de la cinquième république, que ces centres sont légalisés. Une loi portant le nom de la ministre de la solidarité nationale de l’époque (sic), Nicole Questiaux, nantaise de naissance. La deuxième menace est liée à l’absence d’autorisation de travail. L’article L5521-5 du code du Travail est clair à ce sujet : « un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l’autorisation de travail ». Pourtant, loin des clichés abondamment entretenus par la bourgeoisie, les exilé·e·s souhaitent majoritairement « vivre de leur travail, et non pas de l’aide (qui place chacun dans une situation de dépendance humiliante) », comme le rappelait en mai dernier la micro-institution culturelle expérimentale l’École des Actes. Cette difficulté d’accès à l’emploi, dans une période de chômage de masse structurel, expose donc les travailleu·rs·ses sans-papier à l’exploitation et fait d’elleux une main d’œuvre corvéable à merci.

Ces deux menaces, telles l’épée de Damoclès, sont sources d’autres insécurités. Tout d’abord, la difficulté d’accès à la protection sociale. Ainsi, comme pour l’insécurité alimentaire qui fait se mobiliser de nombreuses associations pour remédier au problème d’un État démissionnaire, de nombreux acteurs sur le terrain s’engagent en faveur de la santé des exilé·e·s. Beaucoup d’entre elleux arrivent au terme d’un voyage dangereux et difficile, tant psychologiquement que physiquement. Ensuite, l’accès à un logement. Sans travail ou ressources, avoir un toit est mission impossible. Pourtant éligible à l’accueil dans des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) comme prévu à l’article L345-2 du Code de l’Action Sociale et des Famille, saturés et insuffisants, la seule solution pour les exilé·e·s, autre que la rue, reste la solidarité ou l’ouverture de squats. Ces derniers sont souvent surpeuplés et surtout ne sont pas des solutions pérennes, car régulièrement évacués par les autorités. D’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ses lignes, le squat de Talensac est évacué par les forces de l’ordre dans une opération menée par la mairie en concertation avec la préfecture. Une fois de plus, comme lors de l’évacuation du square Daviais en 2018, la maire de Nantes Johanna Rolland s’inscrit donc dans l’héritage de Nicole Questiaux. Cette évacuation, faite sans concertation avec les associations, en plein hiver et durant les fêtes, prévoit un relogement dans l’ancienne auberge de jeunesse de la Manufacture, qui jouissait d’une assez mauvaise réputation auprès des voyageu·rs·ses pour sa vétusté. D’une capacité d’environ 130 lits, elle permettrait à peine d’accueillir les 120 personnes vivant au squat de Talensac, alors que 200 personnes vivent actuellement dans un autre squat, sans électricité ni chauffage.

HOMMAGE A ISAM

Une heure avant la manifestation nantaise, un rassemblement était prévu à l’esplanade des Cinq Communes, face à la préfecture, pour rendre hommage à Isam, jeune exilé âgé de 24 ans disparu récemment.

Plusieurs dizaines de manifestant·e·s sont ensuite parti·e·s en cortège depuis la place du Bouffay, pour aller vers la préfecture via le cours des Cinquante Otages. Arrivé·e·s au rond-point du pont Morand, quelques prises de paroles, pour rappeler, puisqu’il semble malheureusement nécessaire de le faire, que les sans-papiers sont des humain·e·s comme les autres, et qu’à ce titre iels doivent bénéficier des mêmes droits que toustes les autres personnes, au pays dit «des droits de l’Homme». Cette appellation si chère à la nation française, devrait d’ailleurs être définitivement abolie, au profit des «droits humains». Radicalement, et pas d’une manière frileuse comme le demande le Haut Conseil à l’Égalité (HCE), en laissant intact « les titres de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ou de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, afin de préserver les traces de l’Histoire ». Le HCE appelle néanmoins à utiliser l’expression « droits humains » pour tout autre usage, « afin d’en finir avec la logique discriminatoire encore véhiculée par la langue française ». Une réforme qui devrait être compréhensible par les élites bourgeoises, lettrées et instruites, qui continuent de s’attacher à leurs privilèges et maintiennent ainsi une majorité de personnes dans des situations indignes et inhumaines, en niant les réalités qu’ils et elles vivent. Prétendre ne pas voir les couleurs, les genres, les orientations sexuelles, c’est participer activement à l’invisibilisation des discriminations que vivent une majorité de personnes concernées. Il est temps de reconnaître cet état de faits et de se regrouper toustes ensemble, pour que les droits humains de tous et toutes soient enfin garantis.

https://coruescation.fr/

Pour la liberté des migrants et contre le racisme institutionnel : notre 18/12 transnationale

Le 18 décembre 2020, journée internationale des migrants, les migrants, réfugiés, demandeurs d'asile, demandeurs de papiers et deuxièmes générations se mobiliseront contre le racisme institutionnel, l'exploitation et le patriarcat.

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Nous nous mobiliserons le 18 décembre, même si nous savons déjà que nous ne nous arrêterons pas là, car notre lutte est dirigée contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression. Alors que nous sommes tous confrontés au racisme institutionnel et à la violence aux frontières, les femmes migrantes doivent également lutter contre la violence patriarcale dans les maisons, les espaces publics et les lieux de travail. Si notre travail a été reconnu comme « essentiel » pendant la pandémie, cela a permis d’intensifier notre exploitation, en nous imposant des horaires plus longs et en nous obligeant à travailler dans des conditions dangereuses. Pourtant, nos manifestations, marches, piquets et assemblées se sont multipliées, montrant que nous ne pouvons pas être réduits au silence. Des grèves ont été organisées contre l'exploitation, le racisme et le patriarcat, de la France à l'Italie, de l'Espagne à la Pologne, de la Bulgarie à la Turquie et à la Géorgie, montrant que nos luttes sont "essentielles" et non les profits des patrons.

Le 18 décembre, des marches et des manifestations seront organisées dans toute l'Europe et au-delà. Alors que les institutions nationales et l'Union européenne célébreront formellement les droits des migrants, nous appelons à la fin du régime juridique raciste et d’exploitation basé sur le lien entre les papiers et le contrat de travail. Nous rejetons la logique patriarcale qui lie les documents des femmes à leur mari et à leur famille. Nous refusons la façon dont les enfants des migrants sont considérés comme des étrangers dans le lieu où ils sont élevés. Nous rejetons toutes les divisions basées sur les décisions institutionnelles arbitraires sur qui a droit à l'asile ou non.

Le racisme institutionnel divise la vie des migrants en catégories bureaucratiques et nous place dans des hiérarchies différentes pour imposer l'exploitation. En raison du lien entre le travail et les documents, nous courons toujours le risque de perdre notre statut et d'être légalement expulsés. Cette situation alimente un racisme généralisé et une politique de la peur à l'égard des migrants dans le monde entier. Des commissions spéciales décident si nous avons droit à l'asile ou non, des accords internationaux établissent si nous sommes la main-d'œuvre nécessaire ou non. Les bureaux gouvernementaux et la police locale décident arbitrairement si nous avons les qualifications nécessaires pour renouveler les documents. Aujourd'hui, dans le nouveau "pacte sur l'immigration et l'asile" proposé par la Commission européenne, des agences sont censées décider à la frontière si nous avons une chance d'obtenir un document ou si nous irons directement dans un centre de détention et serons ensuite expulsés.

L'UE parle sans cesse de solidarité entre les États, tout en condamnant des milliers de migrants au danger mortel du franchissement ‘illégal’ des frontières et en dissimulant, voire en soutenant, les actes racistes des États membres envers nous : des frontières des Balkans aux îles grecques, des frontières intérieures de Schengen au centre même de Paris, le niveau de violence étatique à l'encontre des migrants est inacceptable. De même, l'UE aime à se présenter comme une puissance civilisée entourée d'États autoritaires, mais avec ses politiques visant à apprivoiser la liberté des migrants, elle collabore et donne du pouvoir au régime d'Erdogan en Turquie, aux seigneurs de guerre racistes en Libye, aux politiques anti-migration et aux milices informelles à travers l'Afrique. En outre, l'UE déclare protéger les droits des travailleurs, mais elle encourage activement l'exploitation en imposant un chantage supplémentaire - à savoir le permis de séjour - aux travailleurs migrants.

Contre cette tentative de jouer avec nos vies, le 18 décembre et au cours de la semaine qui le précéde, nous réclamerons un permis de séjour européen illimité et inconditionnel, indépendamment des contrats de travail, des revenus ou du statut familial. Nous voulons une régularisation pour tous les migrants qui demandent les papiers à cause de lois d'immigration racistes. Mais nous savons que la régularisation ne suffit pas : dans le cadre juridique actuel, elle ne résoudra pas nos problèmes, ni ne changera la façon dont des millions de migrants sont exploités et victimes de chantage à cause des documents et de leurs conditions. Ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'un permis de séjour inconditionnel et illimité, qui nous permette de franchir les frontières de l'UE et au-delà.

Ce dont nous avons besoin, ce n'est rien d’autre que notre liberté. Il est temps de réfléchir sur les expériences actuelles et passées et de discuter ensemble de la possibilité d'organiser dans les prochains mois une grève transnationale des migrants contre l'exploitation, la violence aux frontières et la violence patriarcale. Nous devons organiser notre lutte commune car nous savons que sans nous, tout s’arrête !

COORDINATION TRANSNATIONALE DES MIGRANTS


Urgence sociale : les adresses pour vous aider à Nantes

accueils de jour, distributions alimentaires et maraudes (Cliquez sur le titre de l'article pour accéder à l'intégralité du document)

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Malgré le confinement, la chasse aux Sans-Papiers reste ouverte - Communiqué du Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry

À l'heure où la crise sanitaire pèse de tout son poids sur notre société, le gouvernement pense urgent d'attirer l'attention du public sur les Sans-papiers et de montrer ses muscles contre les plus fragiles d'entre les travailleurs.

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Lors du premier confinement, la police avait cessé de rentrer dans les foyers. Pendant leurs déplacements, les policiers et les gendarmes, souvent sans masques, se contentaient de regarder de loin l'attestation de déplacement.

La reconnaissance vis-à-vis des soignants se déclinait aussi pour d'autres professions. Les habitants mettaient des mots de remerciements sur les poubelles. Le personnel de ménage récoltait des compliments dans les résidences qu'ils entretenaient ou dans les hôpitaux qu'ils nettoyaient. Et tout le monde savait bien que parmi ce personnel de l'ombre, il y a avait beaucoup de Sans-papiers.

À la télé, les politiciens habituellement agressifs vis-à-vis des immigrés se taisaient. Des informations arrivaient
d'autres pays concernant des régularisations massives. Les gouvernements étaient inquiets pour les récoltes et
envisageaient de mobiliser de la main-d’œuvre étrangère.

Aujourd'hui, ce n'est plus la même chanson.Dans le sillage des discours sur le séparatisme, les attaques contre les immigrés ont recommencé, en particulier les attaques contre les Sans-papiers. Il y aurait trop d'argent
envoyé au pays. L''accès à l'Aide Médicale d’État va être restreint. Certains parlementaires voudraient ôter aux
Sans-papiers le bénéfice de la solidarité transports. Les Sans-papiers sont montrés du doigt comme faisant
partie de groupes à risque dont sont originaires des criminels islamistes ou psychopathes.


Les interpellations d'adhérents de notre collectif, au cours de ces derniers jours se sont multipliées dans cette
ambiance nauséabonde:

- Mercredi 28 octobre, Mahamadou D, habitant du foyer d'Alfortville, est interpellé à la sortie du métro Créteil
Préfecture. Il se rendait à la caisse départementale d'assurance maladie (CDAM) pour récupérer sa nouvelle Aide
Médicale d’État. Il a été mis en rétention au CRA de Vincennes. Il y est toujours.

- Mardi 10 novembre, Bakary T, du foyer ADEF de Créteil, est arrêté. Les policiers sont intervenus dans le foyer
pour faire cesser les petits commerces. Il sort le lendemain avec un rappel à la loi et six années de sursis.

- Le même jour, une personne d'un autre collectif, le CSPM, était arrêtée au pied du foyer ADEF pour le même
motif.

- Le vendredi 13 novembre, c'est autour du foyer Concorde de Vitry de subir une intervention policière sur les
petits commerces. Sans arrestations cette fois.

- Le même jour, un autre adhérent, du foyer de Thiais, M. Digue D, est arrêté avec trois autres personnes à la suite
d'un bouclage de la gare RER D de Créteil Pompadour.

- Le lundi 16 novembre, M. Dabi T, du foyer Petite Pierre dans Paris XIe, est arrêté sur un chantier de la commune
de Saint-Prix dans le Val-d'Oise. C'était dans le cadre d'une intervention conjointe de policiers et d'inspecteurs
du Travail.


À part la personne en CRA, toutes ont été relâchées avec une obligation de quitter le territoire. Rapporté à l'ensemble de la main-d’œuvre Sans-papiers, cela veut dire des centaines d'arrestations chaque jour. Le gouvernement remplit les centres de rétention et fait pleuvoir les OQTF et les IRTF.

Au bilan, ce sont des exemples révélateurs de trois types d'arrestations. Celles à la sortie de stations de métro ou
de gares de RER. Celles à la suite d'intrusions policières dans les foyers. Enfin, celles sur les lieux de travail avec
des interventions coordonnées de policiers et d'agents de contrôle du ministère du Travail. À l'origine,
l'Inspection du Travail avait été créée pour protéger les salariés.
On en est loin...

Le gouvernement avait expliqué que le confinement en cours avait été dimensionné de façon à limiter les
activités à ce qui était essentiel. Apparemment, faire la chasse aux Sans-papiers fait partie de ces choses
essentielles. À l'heure où la crise sanitaire pèse de tout son poids avec des services hospitaliers saturés par suite
de la politique de démolition de l'hôpital public, à l'heure où un million de chômeurs supplémentaires s'ajoute à
ceux qui galéraient déjà, le gouvernement pense urgent d'attirer l'attention du public sur les Sans-papiers et de
montrer ses muscles contre les plus fragiles d'entre les travailleurs.

Cette politique vise à diviser et à faire diversion par rapport aux problèmes réels. Elle a aussi un autre but :
rendre les Sans-papiers le plus dociles et invisibles possible.

Face à cette politique, il faut se mobiliser. Les Sans-papiers doivent s'unifier et s'afficher. Les travailleurs avec papiers doivent se montrer solidaires, car les formes d'exploitation que vivent aujourd'hui les travailleurs sans papiers seront les leurs s'ils laissent faire.

Faisons des manifestations du 18 décembre un événement qui marquera la construction de cette unité.



Survivantes de l’exil à la merci des violences que le parcours nous fait subir, nous sommes debout ! En route pour l’Acte IV de la Marche des solidarités le 18 décembre !

Nous femmes demandeuses de papiers, dénonçons la violence institutionnelle qui construit notre misère et nous enferme dans la loi du silence et de la honte intériorisée. La Honte doit changer de camp !

Piece-jointe

Nous les femmes du monde entier, subissons les agressions patriarcales et sexistes sur quasi tous les continents et dans toutes les sociétés. Celles d’entre nous qui parcourons ce monde sans le droit de le faire, à cause du préjudice de notre naissance, du lieu, de notre genre ou de notre sexe,
sommes parties pour un « monde meilleur » au risque de nos vies !

Survivantes de l’exil à la merci des violences que le parcours nous fait subir, nous sommes debout !

Une femme violentée, administrativement mise à genoux est une femme affaiblie pour mieux l’abattre.

Nous appelons à la sororité !

Nous t’appelons, sœur, à nous rejoindre dans notre combat pour la dignité !
Ici en France à la merci des hébergements contre du service sexuel, des violeurs, des profiteurs de notre vulnérabilité administrative, du silence imposé par la situation « d’illégalité ».

Nous femmes demandeuses de papiers, dénonçons la violence institutionnelle qui construit notre misère et nous enferme dans la loi du silence et de la honte intériorisée. La Honte doit changer de camp !

Nous, les combattantes, venues des différents pays nous avons participé aux manifestations du 30 mai, du 20 juin et marché depuis plusieurs villes pour arriver à Paris à la grande manifestation du 17 octobre, nous appelons toutes les femmes en exil en France à sortir de cette invisibilité, de ce silence, et nous, féministes, portons les revendications.

• Pour une régularisation de tous et toutes sans conditions qui nous sortira nous et nos sœurs des violences construites par un État patriarcal qui se donne le droit d’écraser;

• Pour la fermeture des prisons administratives, les CRA, qui menacent, font peur et nous obligent au silence;

• Et nous réclamons pour tou.te.s un endroit digne pour vivre, des logements pour tou.te.s !


Nous sommes là parmi les femmes violentées, toutes, soyons unies !

Femme que l’on isole, que l’on maltraite, que la peur et la honte muselle : Debout, en route pour l’Acte IV de la Marche des solidarités le 18 décembre !


RETOUR SUR LA MARCHE DES SOLIDARITÉS – AXE GRAND OUEST

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Envisagée au départ avec un groupe de personnes sans-papiers proche du GASProm-Asti de Nantes la Marche des Solidarités a démarré de Rennes le 3 octobre avec de nouveaux visages.
En effet, aucun.e des initiateurs et initiatrices militant au GASProm n’étaient disponibles au moment du départ : assignation à résidence, convocation à l ‘OFPRA, perte de place d’hébergement en squat etc. ce qui en dit long sur la précarité des personnes sans-papiers.

Malgré cela une fois l’axe ouest constitué (Rennes, Angers, Nantes, Mayenne, CSP Montreuil, Droits Devant …), le groupe s’est révélé soudé et solidaire.

Les parcours des personnes concernées étaient très divers, leurs origines également : Africain.es du nord, de l’ouest, du centre et de l’est, Albanais.es, Afghan ..., francophones ou non, femmes et hommes de tous âges, personnes de la rue, avec ou sans chiens, militant ou non dans une association (tel que CSP Montreuil, Droits Devant ! etc.)
Les soutiens tout aussi différent.es venaient de squat, de la ZAD, d’association politique et/ou de solidarité… mais tou.tes avaient comme point commun d’être contact avec des personnes sans-papiers. Iels ont assuré la cantine (La Grande Ourse), l’approvisionnement et la logistique (Emmaüs, Solidaires, GASProm, etc.) et la marche bien entendu.

Les grandes villes ayant répondu tardivement à l’appel, le parcours a été réorienté vers les campagnes. Il s’est révélé peu mobilisateur malgré des accueils très sympathiques : contacts peu nombreux axés principalement sur l’hébergement et le repas du soir, marche dans les campagnes sur des routes désertes …
Cependant les quelques passages dans les cités des quartiers populaires ont montré un vrai potentiel de mobilisation. Les gens sortaient de chez eux, posaient des questions et exprimaient leur désir de nous rejoindre.

Un catalogue de slogans et de chants (très entêtants !) a donné une dynamique, crée du lien dans le groupe et l’évènement lors des accueils et passages « on est 30, mais on dirait qu’on est 100 ».

Certes, l’actualité (couvre-feu et attentat) a contrarié notre arrivée à Paris. Cependant, la Marche des Solidarités n’a pas su créer de rapport de force. La mobilisation et la visibilité étaient malheureusement en dessous de ce qu’on pouvait espérer.

Mais une semaine après, malgré la fatigue et les rhumes généralisés (non covid !), la volonté et la dynamique reste intact, la lutte continue !
« So-so, solidarité avec les sans-papiers du monde entier !! »
A très vite pour l'acte 4 !