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Actualité - Gasprom ASTI de Nantes

Marche d’une délégation des Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire - 12 janvier 2021

L’inter-collectif « Personne à la rue ! » organise mardi 12 janvier une Marche de soutien aux Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire.

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Il y a urgence !

Cela fait depuis trop longtemps que les habitant.e.s de « l’Orangeraie » vivent sans électricité et sans chauffage dans leur lieu de vie ! Là où la situation se dégrade de jour en jour, là où les nuits nantaises descendent dans les températures négatives, les pouvoirs publics doivent agir, et vite !

La Marche de cette délégation partira de « l’Orangeraie », au croisement entre rue Daubenton et rue Babonneau. Rendez-vous y est donné à 11h pour marcher vers la mairie puis vers la préfecture. Le cortège passera à la Maison du Peuple à 12h, où il sera possible de le rejoindre. Enfin, il sera aussi possible de rejoindre la Marche directement devant la mairie de Nantes à 12h30.


Diffusez cet appel autour de vous, rencontrez celles et ceux que l’État a placé dans ce bâtiment par son inaction, aidez l’inter-collectif à faire pression sur les institutions qui sont elles bien au chaud ! Rejoignez-nous !

Rendez-vous :
- à 11h devant l’Orangeraie, au croisement des rue Daubenton et Babonneau
- à 12h devant la Maison du Peuple, 2 rue du Chapeau Rouge
- à 12h30 devant la mairie centrale de Nantes, 29 rue de Strasbourg
- à 13h30 devant la préfecture, place du Port Communeau

lien événement FB :
https://www.facebook.com/events/430191338093208/

Article du collectif VNR (Visibiliser Nos Révoltes) - Sans-papiers, précaires et en première ligne pendant la crise sanitaire

Près de deux cent personnes étaient présentes ce vendredi 18 décembre 2020, pour la Journée internationales des migrant·e·s.

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Le rendez-vous était donné place du Bouffay à 18h00, à l’appel du collectif nantais Ensemble pour Notre Régularisation (ENR) soutenu par l’association GASPROM, qui milite pour « l’égalité des droits entre les personnes étrangères et françaises, pour la liberté de circulation des personnes et pour l’ouverture des frontières ». L’appel a également été relayé par L’Autre Cantine Nantes, association qui prépare et distribue des repas aux personnes dans la rue, et donc particulièrement aux exilé·e·s.

Malheureusement, comme pour beaucoup d’autres catégories sociales discriminées, la crise sanitaire est venue aggraver la précarité des personnes sans-papiers. Précaires parmi les précaires, les migrant·e·s, demandeu·rs·ses d’asile, réfugié·e·s, font face tous les jours à différentes menaces. La première, liée à l’absence ou l’attente d’autorisation de séjour, est la traque (et la matraque) des forces de l’ordre, puis l’enfermement dans un Centre de Rétention Administrative (CRA) avant d’être renvoyé·e·s dans leur pays d’origine. L’existence de tels camps d’enfermement date des années soixante, mais c’est avec la loi dite Questiaux du 29 octobre 1981, sous le premier gouvernement et président «socialiste» de la cinquième république, que ces centres sont légalisés. Une loi portant le nom de la ministre de la solidarité nationale de l’époque (sic), Nicole Questiaux, nantaise de naissance. La deuxième menace est liée à l’absence d’autorisation de travail. L’article L5521-5 du code du Travail est clair à ce sujet : « un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l’autorisation de travail ». Pourtant, loin des clichés abondamment entretenus par la bourgeoisie, les exilé·e·s souhaitent majoritairement « vivre de leur travail, et non pas de l’aide (qui place chacun dans une situation de dépendance humiliante) », comme le rappelait en mai dernier la micro-institution culturelle expérimentale l’École des Actes. Cette difficulté d’accès à l’emploi, dans une période de chômage de masse structurel, expose donc les travailleu·rs·ses sans-papier à l’exploitation et fait d’elleux une main d’œuvre corvéable à merci.

Ces deux menaces, telles l’épée de Damoclès, sont sources d’autres insécurités. Tout d’abord, la difficulté d’accès à la protection sociale. Ainsi, comme pour l’insécurité alimentaire qui fait se mobiliser de nombreuses associations pour remédier au problème d’un État démissionnaire, de nombreux acteurs sur le terrain s’engagent en faveur de la santé des exilé·e·s. Beaucoup d’entre elleux arrivent au terme d’un voyage dangereux et difficile, tant psychologiquement que physiquement. Ensuite, l’accès à un logement. Sans travail ou ressources, avoir un toit est mission impossible. Pourtant éligible à l’accueil dans des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) comme prévu à l’article L345-2 du Code de l’Action Sociale et des Famille, saturés et insuffisants, la seule solution pour les exilé·e·s, autre que la rue, reste la solidarité ou l’ouverture de squats. Ces derniers sont souvent surpeuplés et surtout ne sont pas des solutions pérennes, car régulièrement évacués par les autorités. D’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ses lignes, le squat de Talensac est évacué par les forces de l’ordre dans une opération menée par la mairie en concertation avec la préfecture. Une fois de plus, comme lors de l’évacuation du square Daviais en 2018, la maire de Nantes Johanna Rolland s’inscrit donc dans l’héritage de Nicole Questiaux. Cette évacuation, faite sans concertation avec les associations, en plein hiver et durant les fêtes, prévoit un relogement dans l’ancienne auberge de jeunesse de la Manufacture, qui jouissait d’une assez mauvaise réputation auprès des voyageu·rs·ses pour sa vétusté. D’une capacité d’environ 130 lits, elle permettrait à peine d’accueillir les 120 personnes vivant au squat de Talensac, alors que 200 personnes vivent actuellement dans un autre squat, sans électricité ni chauffage.

HOMMAGE A ISAM

Une heure avant la manifestation nantaise, un rassemblement était prévu à l’esplanade des Cinq Communes, face à la préfecture, pour rendre hommage à Isam, jeune exilé âgé de 24 ans disparu récemment.

Plusieurs dizaines de manifestant·e·s sont ensuite parti·e·s en cortège depuis la place du Bouffay, pour aller vers la préfecture via le cours des Cinquante Otages. Arrivé·e·s au rond-point du pont Morand, quelques prises de paroles, pour rappeler, puisqu’il semble malheureusement nécessaire de le faire, que les sans-papiers sont des humain·e·s comme les autres, et qu’à ce titre iels doivent bénéficier des mêmes droits que toustes les autres personnes, au pays dit «des droits de l’Homme». Cette appellation si chère à la nation française, devrait d’ailleurs être définitivement abolie, au profit des «droits humains». Radicalement, et pas d’une manière frileuse comme le demande le Haut Conseil à l’Égalité (HCE), en laissant intact « les titres de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ou de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, afin de préserver les traces de l’Histoire ». Le HCE appelle néanmoins à utiliser l’expression « droits humains » pour tout autre usage, « afin d’en finir avec la logique discriminatoire encore véhiculée par la langue française ». Une réforme qui devrait être compréhensible par les élites bourgeoises, lettrées et instruites, qui continuent de s’attacher à leurs privilèges et maintiennent ainsi une majorité de personnes dans des situations indignes et inhumaines, en niant les réalités qu’ils et elles vivent. Prétendre ne pas voir les couleurs, les genres, les orientations sexuelles, c’est participer activement à l’invisibilisation des discriminations que vivent une majorité de personnes concernées. Il est temps de reconnaître cet état de faits et de se regrouper toustes ensemble, pour que les droits humains de tous et toutes soient enfin garantis.

https://coruescation.fr/

Pour la liberté des migrants et contre le racisme institutionnel : notre 18/12 transnationale

Le 18 décembre 2020, journée internationale des migrants, les migrants, réfugiés, demandeurs d'asile, demandeurs de papiers et deuxièmes générations se mobiliseront contre le racisme institutionnel, l'exploitation et le patriarcat.

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Nous nous mobiliserons le 18 décembre, même si nous savons déjà que nous ne nous arrêterons pas là, car notre lutte est dirigée contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression. Alors que nous sommes tous confrontés au racisme institutionnel et à la violence aux frontières, les femmes migrantes doivent également lutter contre la violence patriarcale dans les maisons, les espaces publics et les lieux de travail. Si notre travail a été reconnu comme « essentiel » pendant la pandémie, cela a permis d’intensifier notre exploitation, en nous imposant des horaires plus longs et en nous obligeant à travailler dans des conditions dangereuses. Pourtant, nos manifestations, marches, piquets et assemblées se sont multipliées, montrant que nous ne pouvons pas être réduits au silence. Des grèves ont été organisées contre l'exploitation, le racisme et le patriarcat, de la France à l'Italie, de l'Espagne à la Pologne, de la Bulgarie à la Turquie et à la Géorgie, montrant que nos luttes sont "essentielles" et non les profits des patrons.

Le 18 décembre, des marches et des manifestations seront organisées dans toute l'Europe et au-delà. Alors que les institutions nationales et l'Union européenne célébreront formellement les droits des migrants, nous appelons à la fin du régime juridique raciste et d’exploitation basé sur le lien entre les papiers et le contrat de travail. Nous rejetons la logique patriarcale qui lie les documents des femmes à leur mari et à leur famille. Nous refusons la façon dont les enfants des migrants sont considérés comme des étrangers dans le lieu où ils sont élevés. Nous rejetons toutes les divisions basées sur les décisions institutionnelles arbitraires sur qui a droit à l'asile ou non.

Le racisme institutionnel divise la vie des migrants en catégories bureaucratiques et nous place dans des hiérarchies différentes pour imposer l'exploitation. En raison du lien entre le travail et les documents, nous courons toujours le risque de perdre notre statut et d'être légalement expulsés. Cette situation alimente un racisme généralisé et une politique de la peur à l'égard des migrants dans le monde entier. Des commissions spéciales décident si nous avons droit à l'asile ou non, des accords internationaux établissent si nous sommes la main-d'œuvre nécessaire ou non. Les bureaux gouvernementaux et la police locale décident arbitrairement si nous avons les qualifications nécessaires pour renouveler les documents. Aujourd'hui, dans le nouveau "pacte sur l'immigration et l'asile" proposé par la Commission européenne, des agences sont censées décider à la frontière si nous avons une chance d'obtenir un document ou si nous irons directement dans un centre de détention et serons ensuite expulsés.

L'UE parle sans cesse de solidarité entre les États, tout en condamnant des milliers de migrants au danger mortel du franchissement ‘illégal’ des frontières et en dissimulant, voire en soutenant, les actes racistes des États membres envers nous : des frontières des Balkans aux îles grecques, des frontières intérieures de Schengen au centre même de Paris, le niveau de violence étatique à l'encontre des migrants est inacceptable. De même, l'UE aime à se présenter comme une puissance civilisée entourée d'États autoritaires, mais avec ses politiques visant à apprivoiser la liberté des migrants, elle collabore et donne du pouvoir au régime d'Erdogan en Turquie, aux seigneurs de guerre racistes en Libye, aux politiques anti-migration et aux milices informelles à travers l'Afrique. En outre, l'UE déclare protéger les droits des travailleurs, mais elle encourage activement l'exploitation en imposant un chantage supplémentaire - à savoir le permis de séjour - aux travailleurs migrants.

Contre cette tentative de jouer avec nos vies, le 18 décembre et au cours de la semaine qui le précéde, nous réclamerons un permis de séjour européen illimité et inconditionnel, indépendamment des contrats de travail, des revenus ou du statut familial. Nous voulons une régularisation pour tous les migrants qui demandent les papiers à cause de lois d'immigration racistes. Mais nous savons que la régularisation ne suffit pas : dans le cadre juridique actuel, elle ne résoudra pas nos problèmes, ni ne changera la façon dont des millions de migrants sont exploités et victimes de chantage à cause des documents et de leurs conditions. Ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'un permis de séjour inconditionnel et illimité, qui nous permette de franchir les frontières de l'UE et au-delà.

Ce dont nous avons besoin, ce n'est rien d’autre que notre liberté. Il est temps de réfléchir sur les expériences actuelles et passées et de discuter ensemble de la possibilité d'organiser dans les prochains mois une grève transnationale des migrants contre l'exploitation, la violence aux frontières et la violence patriarcale. Nous devons organiser notre lutte commune car nous savons que sans nous, tout s’arrête !

COORDINATION TRANSNATIONALE DES MIGRANTS


Urgence sociale : les adresses pour vous aider à Nantes

accueils de jour, distributions alimentaires et maraudes (Cliquez sur le titre de l'article pour accéder à l'intégralité du document)

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Malgré le confinement, la chasse aux Sans-Papiers reste ouverte - Communiqué du Collectif des Travailleurs Sans-Papiers de Vitry

À l'heure où la crise sanitaire pèse de tout son poids sur notre société, le gouvernement pense urgent d'attirer l'attention du public sur les Sans-papiers et de montrer ses muscles contre les plus fragiles d'entre les travailleurs.

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Lors du premier confinement, la police avait cessé de rentrer dans les foyers. Pendant leurs déplacements, les policiers et les gendarmes, souvent sans masques, se contentaient de regarder de loin l'attestation de déplacement.

La reconnaissance vis-à-vis des soignants se déclinait aussi pour d'autres professions. Les habitants mettaient des mots de remerciements sur les poubelles. Le personnel de ménage récoltait des compliments dans les résidences qu'ils entretenaient ou dans les hôpitaux qu'ils nettoyaient. Et tout le monde savait bien que parmi ce personnel de l'ombre, il y a avait beaucoup de Sans-papiers.

À la télé, les politiciens habituellement agressifs vis-à-vis des immigrés se taisaient. Des informations arrivaient
d'autres pays concernant des régularisations massives. Les gouvernements étaient inquiets pour les récoltes et
envisageaient de mobiliser de la main-d’œuvre étrangère.

Aujourd'hui, ce n'est plus la même chanson.Dans le sillage des discours sur le séparatisme, les attaques contre les immigrés ont recommencé, en particulier les attaques contre les Sans-papiers. Il y aurait trop d'argent
envoyé au pays. L''accès à l'Aide Médicale d’État va être restreint. Certains parlementaires voudraient ôter aux
Sans-papiers le bénéfice de la solidarité transports. Les Sans-papiers sont montrés du doigt comme faisant
partie de groupes à risque dont sont originaires des criminels islamistes ou psychopathes.


Les interpellations d'adhérents de notre collectif, au cours de ces derniers jours se sont multipliées dans cette
ambiance nauséabonde:

- Mercredi 28 octobre, Mahamadou D, habitant du foyer d'Alfortville, est interpellé à la sortie du métro Créteil
Préfecture. Il se rendait à la caisse départementale d'assurance maladie (CDAM) pour récupérer sa nouvelle Aide
Médicale d’État. Il a été mis en rétention au CRA de Vincennes. Il y est toujours.

- Mardi 10 novembre, Bakary T, du foyer ADEF de Créteil, est arrêté. Les policiers sont intervenus dans le foyer
pour faire cesser les petits commerces. Il sort le lendemain avec un rappel à la loi et six années de sursis.

- Le même jour, une personne d'un autre collectif, le CSPM, était arrêtée au pied du foyer ADEF pour le même
motif.

- Le vendredi 13 novembre, c'est autour du foyer Concorde de Vitry de subir une intervention policière sur les
petits commerces. Sans arrestations cette fois.

- Le même jour, un autre adhérent, du foyer de Thiais, M. Digue D, est arrêté avec trois autres personnes à la suite
d'un bouclage de la gare RER D de Créteil Pompadour.

- Le lundi 16 novembre, M. Dabi T, du foyer Petite Pierre dans Paris XIe, est arrêté sur un chantier de la commune
de Saint-Prix dans le Val-d'Oise. C'était dans le cadre d'une intervention conjointe de policiers et d'inspecteurs
du Travail.


À part la personne en CRA, toutes ont été relâchées avec une obligation de quitter le territoire. Rapporté à l'ensemble de la main-d’œuvre Sans-papiers, cela veut dire des centaines d'arrestations chaque jour. Le gouvernement remplit les centres de rétention et fait pleuvoir les OQTF et les IRTF.

Au bilan, ce sont des exemples révélateurs de trois types d'arrestations. Celles à la sortie de stations de métro ou
de gares de RER. Celles à la suite d'intrusions policières dans les foyers. Enfin, celles sur les lieux de travail avec
des interventions coordonnées de policiers et d'agents de contrôle du ministère du Travail. À l'origine,
l'Inspection du Travail avait été créée pour protéger les salariés.
On en est loin...

Le gouvernement avait expliqué que le confinement en cours avait été dimensionné de façon à limiter les
activités à ce qui était essentiel. Apparemment, faire la chasse aux Sans-papiers fait partie de ces choses
essentielles. À l'heure où la crise sanitaire pèse de tout son poids avec des services hospitaliers saturés par suite
de la politique de démolition de l'hôpital public, à l'heure où un million de chômeurs supplémentaires s'ajoute à
ceux qui galéraient déjà, le gouvernement pense urgent d'attirer l'attention du public sur les Sans-papiers et de
montrer ses muscles contre les plus fragiles d'entre les travailleurs.

Cette politique vise à diviser et à faire diversion par rapport aux problèmes réels. Elle a aussi un autre but :
rendre les Sans-papiers le plus dociles et invisibles possible.

Face à cette politique, il faut se mobiliser. Les Sans-papiers doivent s'unifier et s'afficher. Les travailleurs avec papiers doivent se montrer solidaires, car les formes d'exploitation que vivent aujourd'hui les travailleurs sans papiers seront les leurs s'ils laissent faire.

Faisons des manifestations du 18 décembre un événement qui marquera la construction de cette unité.



Survivantes de l’exil à la merci des violences que le parcours nous fait subir, nous sommes debout ! En route pour l’Acte IV de la Marche des solidarités le 18 décembre !

Nous femmes demandeuses de papiers, dénonçons la violence institutionnelle qui construit notre misère et nous enferme dans la loi du silence et de la honte intériorisée. La Honte doit changer de camp !

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Nous les femmes du monde entier, subissons les agressions patriarcales et sexistes sur quasi tous les continents et dans toutes les sociétés. Celles d’entre nous qui parcourons ce monde sans le droit de le faire, à cause du préjudice de notre naissance, du lieu, de notre genre ou de notre sexe,
sommes parties pour un « monde meilleur » au risque de nos vies !

Survivantes de l’exil à la merci des violences que le parcours nous fait subir, nous sommes debout !

Une femme violentée, administrativement mise à genoux est une femme affaiblie pour mieux l’abattre.

Nous appelons à la sororité !

Nous t’appelons, sœur, à nous rejoindre dans notre combat pour la dignité !
Ici en France à la merci des hébergements contre du service sexuel, des violeurs, des profiteurs de notre vulnérabilité administrative, du silence imposé par la situation « d’illégalité ».

Nous femmes demandeuses de papiers, dénonçons la violence institutionnelle qui construit notre misère et nous enferme dans la loi du silence et de la honte intériorisée. La Honte doit changer de camp !

Nous, les combattantes, venues des différents pays nous avons participé aux manifestations du 30 mai, du 20 juin et marché depuis plusieurs villes pour arriver à Paris à la grande manifestation du 17 octobre, nous appelons toutes les femmes en exil en France à sortir de cette invisibilité, de ce silence, et nous, féministes, portons les revendications.

• Pour une régularisation de tous et toutes sans conditions qui nous sortira nous et nos sœurs des violences construites par un État patriarcal qui se donne le droit d’écraser;

• Pour la fermeture des prisons administratives, les CRA, qui menacent, font peur et nous obligent au silence;

• Et nous réclamons pour tou.te.s un endroit digne pour vivre, des logements pour tou.te.s !


Nous sommes là parmi les femmes violentées, toutes, soyons unies !

Femme que l’on isole, que l’on maltraite, que la peur et la honte muselle : Debout, en route pour l’Acte IV de la Marche des solidarités le 18 décembre !


RETOUR SUR LA MARCHE DES SOLIDARITÉS – AXE GRAND OUEST

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Envisagée au départ avec un groupe de personnes sans-papiers proche du GASProm-Asti de Nantes la Marche des Solidarités a démarré de Rennes le 3 octobre avec de nouveaux visages.
En effet, aucun.e des initiateurs et initiatrices militant au GASProm n’étaient disponibles au moment du départ : assignation à résidence, convocation à l ‘OFPRA, perte de place d’hébergement en squat etc. ce qui en dit long sur la précarité des personnes sans-papiers.

Malgré cela une fois l’axe ouest constitué (Rennes, Angers, Nantes, Mayenne, CSP Montreuil, Droits Devant …), le groupe s’est révélé soudé et solidaire.

Les parcours des personnes concernées étaient très divers, leurs origines également : Africain.es du nord, de l’ouest, du centre et de l’est, Albanais.es, Afghan ..., francophones ou non, femmes et hommes de tous âges, personnes de la rue, avec ou sans chiens, militant ou non dans une association (tel que CSP Montreuil, Droits Devant ! etc.)
Les soutiens tout aussi différent.es venaient de squat, de la ZAD, d’association politique et/ou de solidarité… mais tou.tes avaient comme point commun d’être contact avec des personnes sans-papiers. Iels ont assuré la cantine (La Grande Ourse), l’approvisionnement et la logistique (Emmaüs, Solidaires, GASProm, etc.) et la marche bien entendu.

Les grandes villes ayant répondu tardivement à l’appel, le parcours a été réorienté vers les campagnes. Il s’est révélé peu mobilisateur malgré des accueils très sympathiques : contacts peu nombreux axés principalement sur l’hébergement et le repas du soir, marche dans les campagnes sur des routes désertes …
Cependant les quelques passages dans les cités des quartiers populaires ont montré un vrai potentiel de mobilisation. Les gens sortaient de chez eux, posaient des questions et exprimaient leur désir de nous rejoindre.

Un catalogue de slogans et de chants (très entêtants !) a donné une dynamique, crée du lien dans le groupe et l’évènement lors des accueils et passages « on est 30, mais on dirait qu’on est 100 ».

Certes, l’actualité (couvre-feu et attentat) a contrarié notre arrivée à Paris. Cependant, la Marche des Solidarités n’a pas su créer de rapport de force. La mobilisation et la visibilité étaient malheureusement en dessous de ce qu’on pouvait espérer.

Mais une semaine après, malgré la fatigue et les rhumes généralisés (non covid !), la volonté et la dynamique reste intact, la lutte continue !
« So-so, solidarité avec les sans-papiers du monde entier !! »
A très vite pour l'acte 4 !



3 - 17 octobre : Marche nationale des Sans-Papiers

Régularisation des Sans-Papiers, Fermeture des CRA, Logement pour touTE !

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Les marcheurs et marcheuses de Nantes rejoindront Rennes le 3 octobre.

Arrivée à Paris le 17 octobre à l’Elysée (avec des marcheurs.euses de Marseille, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Lille etc.).

Nous exigeons :
- Des papiers pour tou.tes sans conditions
- Un logement pour tou.tes
- Et la fermeture des CRA !

En cette période d’épidémie de COVID 19, le Portugal, l’Italie etc. ont régularisé massivement.
La France doit suivre le même chemin !

Venez marcher avec nous : premiers.ères concerné.es, soutiens…


Réunion de préparation et d'informations tous les jeudis au GASPROM à 17h30


Rencontres Intergalactiques: du 24 au 28 août 2020 à l'AMBAZADA de Notre-Dame-des-Landes

Rencontres, conférences, concert et espaces de Résistances

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Pour donner du sens à vos vacances, embarquez dans le vaisseau AMBAZADA pour une traversée de la galaxie des luttes ... notre destination perpétuelle ... libérer des kyrielles d’univers Terrestres ... Cette semaine de rencontres à distances spatiales sera directement suivie par l’évènement ZadenVies !

N’oubliez pas de venir masqué.e.s comme toujours sur la Zad !

PS: cliquez sur le titre de l'article pour accéder à la programmation.

Tou.te.s ensemble pour la régularisation des personnes sans papiers

Retour de la manifestation du vendredi 10 juillet et prochain RDV vendredi 17!

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Le 30 mai, puis le 20 juin, la marche des solidarités a été à l’initiative de deux actes de manifestation pour la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.

A Nantes, le 30 mai un premier rassemblement a eu lieu devant la préfecture, peu relayé, mais auto-organisé par des personnes directement concernées.
Le 20 juin plusieurs initiatives ont été proposées, dont une manifestation très dynamique, à l’appel du collectif des sans-papiers de Nantes et du collectif des Algériens de Nantes.

A Nantes, des personnes sans-papiers souhaitent continuer la mobilisation, être présentes dans l’espace public pour interpeller la population et les autorités.

Une manifestation a eu lieu vendredi dernier, nous sommes parti.e.s de place de Bouffay, à place Royale. Puis nous nous sommes dirigé.e.s vers la préfecture pour demander une entrevue.
Nous n'avons malheureusement pas été reçu.e.s.

Cependant,cette initiative est reconduite pour vendredi 17 juillet (et probablement pour tous les vendredis qui suivent jusqu’à ce que des résultats soient obtenus) :

RDV vendredi 17 juillet, à 15h, devant la préfecture !

Pour défendre ensemble la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.